ÉTHIQUE

                         

 Il eut peut être mieux valu appeler cette rubrique "Mon éthique" car finalement, chacun dispose de la sienne propre.

L'éthique, d'une manière générale, a pour but d'indiquer comment les êtres humains doivent se comporter, agir et être, entre eux et envers ce qui les entoure.

Dans mon cas propre il s'agit de définir ce que doivent être mon comportement, mes agissements et ma motivation en tant que psychanalyste face à une personne qui vient à ma rencontre, me demander un soutien, du réconfort ou de l'aide. La question semble facile, comme ça à première vue, et pourtant elle ne l'est pas.



La (fameuse) neutralité du psychanalyste :

Je me suis longtemps interrogée sur le "mieux" et le plus "efficace" pour la personne qui s'assoit en face de moi, ayant toujours à l'esprit que la psychanalyse vise au soulagement de la souffrance.

Mon naturel penche pour une empathie sincère et une chaleureuse bienveillance car je suis sensible aux efforts (tant psychiques que financiers) que cette personne consent pour s'engager dans une relation de psychothérapie ou de sexothérapie. 

Je ne suis pas la seule à penser cela. Bien avant moi, Sandor Ferenczi a reproché l'attitude trop "professionnelle" du psychanalyste, son manque d'humanité. Il a introduit la dimension réparatrice corrélée à la dimension relationnelle. Cette entrée de l'empathie dans l'analyse psychanalytique lui a valu les foudres de Sigmund Freud, mais personnellement, je lui en suis gré ! 

 

 

Les personnes en souffrance, les patients, les clients (?) :
Quand une personne vient à ma rencontre, j'ai parfaitement conscience qu'elle s'offre à moi dans toute sa douleur, sa souffrance ou son mal-être.
La confiance qu'elle dépose entre mes mains requiert une contrepartie qui normalement devrait aller de soi : une écoute et une discrétion absolues. Mais pas seulement. Le pacte analytique qui nous lie contient aussi l'assurance que je mettrai tout en oeuvre pour l'aider et la soutenir. Cette demande de soutien implique que je sois capable de m'interroger à mon tour. Au fil du temps, l'aide qui m'est demandée est devenue plus concrète, plus ancrée dans la réalité et elle interpelle souvent ma propre pratique et ses dispositifs. Car in fine, le thérapeute ne doit jamais perdre de vue ce que  la personne qui s'assoit en face de lui vient chercher : que le brouillard s'éclaircisse et qu'enfin apparaisse la lumière. Suis-je en mesure de lui promettre ce ciel bleu ? Promettre ce qui ne dépend pas uniquement de moi serait la tromper. Mais lui promettre que je serai là pour l'aider à chasser ce brouillard, oui je le peux. Je le dois. Car c'est ce qui nous lie, elle et moi, quand les consultations débutent.

Le terme de client est de ce fait très inapproprié puisqu'il indique soit un rapport de dépendance soit un rapport commercial mais en aucun cas une alliance thérapeutique. Or c'est bien d'alliance dont il s'agit puisque je suis l'alliée du dehors qui s'unit au patient pour gagner la partie.



Connaître ses limites :

C'est assurément la plus grande marque de respect mais aussi d'honnêteté que je puisse offrir aux personnes qui me font confiance et viennent me consulter. Je ne crois pas, mais ce n'est que mon humble avis, qu'il existe un psychothérapeute qui puisse prétendre soulager tous les troubles qui agitent l'âme humaine. Pourquoi ? Parce qu'aucune thérapie ne peut prétendre, à elle seule, répondre à tous les troubles psychiques. Nous savons, par exemple, que les phobies et les troubles obsessionnels compulsifs trouvent un meilleur soutien auprès des thérapies cognitivo-comportementalistes. En revanche les schémas nocifs (et inconscients), que certaines personnes répètent encore et sans cesse dans leur vie sentimentale ou professionnelle, sont plus à même d'être "vaincus" par la psychothérapie psychanalytique. Or aucun psychothérapeute ne peut prétendre maîtriser toutes les approches théoriques et cliniques. Pourquoi ? Parce que certaines de ces approches sont en parfaite contradiction les unes avec les autres. Les thérapies cognitivo-comportementaliste sont aux antipodes des thérapies psychanalytiques. On ne peut pas appartenir à deux écoles de pensée aussi radicalement différentes même si l'on doit en revanche pouvoir apprécier ce que chacune apporte au soulagement des souffrances (ce qui est particulièrement vrai dans le domaine des addictions). Il m'arrive donc de devoir dire à une personne que je ne peux pas entamer de travail psychothérapeutique avec elle.

Je m'efforce toujours d'expliquer le plus clairement possible que cette impossibilité n'est pas due à la personne mais bien à mon incapacité à pouvoir l'aider et que la diriger vers un autre praticien ou une institution, n'est pas un rejet mais bien au contraire ma participation à une "chaîne" thérapeutique qui se met en place pour l'aider. De même, une personne souffrant de crises aiguës de mélancolie, ne prenant aucun traitement médicamenteux, ne peut pas s'engager en psychothérapie. La "béquille chimique" que constituent les psychotropes est alors essentielle pour pouvoir entreprendre, ensuite, un travail thérapeutique adéquat. En résumé, il est essentiel que chaque personne en souffrance puisse bénéficier de la plus large "palette" thérapeutique disponible et c'est aussi le travail du thérapeute que d'intégrer cela et de le proposer.



Les compétences :

Vaste sujet ! Vastes débats ! La compétence de qui, de quoi ? Comment mesure-t-on la compétence des psychothérapeutes de tous poils ?

Quid de l'efficacité des psychothérapies ? (il en existe plus de 365 différentes dont 20 sont reconnues comme "scientifiquement validées".)



Le diplôme universitaire ? Il mesure un bon niveau de compétences sur le plan théorique. Pas une compétence en psychothérapie. Aucune université française ne délivre de formations en psychothérapies. C'est à chacun de décider s'il désire ou pas, s'investir dans une approche thérapeutique au sens clinique du terme. Le diplôme (de psychologue ou de psychiatre) n'est, en aucun cas, soumis à l'obligation d'avoir pratiqué une psychothérapie ou de savoir la pratiquer.

Idem pour les diplômes de "psychanalyse" délivrés par certaines universités qui contribuent donc à une confusion maximale : la psychanalyse est une pratique. Ce qui est enseigné à l'université, c'est le contenu théorique qui sous-tend cette pratique. 

 

Rien, ni personne, ne peut empêcher un "psy" de prétendre pouvoir balayer devant votre porte sans avoir jamais daigné balayer devant la sienne.



Le titre de psychothérapeute est désormais encadré légalement. Ne peuvent (à partir de 2011) le porter que les psychologues et les psychiatres. Même s'ils n'ont pas fait de psychothérapie eux-mêmes. Même s'ils ne savent pas pratiquer de psychothérapies. Mais le plus incongru et ce qui pousse la confusion à son plus haut niveau, c'est que tous les psychothérapeutes non-médecins, et non-psychologues qui exerçaient (depuis 5 ans) avant la mise en application de cette loi, préservent leur titre de psychothérapeute. Donc, en résumé, lorsqu'un patient croit légitimement qu'un psychothérapeute ne peut être que médecin ou psychologue, c'est faux. Ce sera vrai quand tous les psychothérapeutes (non médecins, non psychologues) travaillant actuellement seront à la retraite.

Les instituts ? Les fédérations ? Les collèges ? Les sociétés ? Les écoles ?  Ce sont les organes censés former et contrôler les psychothérapeutes. Il y en a énormément. Qui peut garantir que le "psy" dûment muni de son sésame (acquis parfois à prix d'or) saura être efficient ?

Vastes débats disais-je, puisque si nous connaissions un moyen de protéger qui que ce soit des charlatans, ça se saurait depuis longtemps !...



Alors mon seul conseil est le suivant : privilégiez toujours le "bouche-à-oreille". Rien ne vaut l'expérience vécue d'une personne que vous connaissez. Si cela est impossible car vous ne désirez pas informer votre entourage que vous recherchez un psychothérapeute, ou si vous ne connaissez personne dans votre entourage susceptible d'avoir eu recours aux services d'un psychothérapeute, adressez-vous à votre médecin traitant. Et en dernier recours, si vous ne désirez en parler à personne, fiez-vous à votre instinct, faites-vous confiance. Retenez les propos de Pierre et Sylvie Angel, empreints de bon sens : "Dans l’idéal, le premier entretien doit vous laisser une sensation de mieux-être. Vous vous sentez rasséréné, que (pour une fois…) quelqu’un vous écoute vraiment, essaie de vous comprendre et tente de vous aider. Le cadre, l’accueil, la disponibilité, la ponctualité et même l’apparence physique du psy sont des facteurs qui vous incitent à lui faire confiance." ("Comment bien choisir son psy" - Robert Laffont - 1999)



Le paiement : 

Ce que doit coûter une psychothérapie analytique reste un sujet très clivé : d'un côté les psychothérapeutes analytiques et de l'autre les patients.



Du côté des psychanalystes, le paiement ne doit pas être (ou tout du moins est supposé comme tel) un "problème". Comprenez, le psy doit avoir vis-à-vis de l'argent une relation dénuée de scrupule. S'il en a, c'est qu'il n'a pas été correctement formé. 

Il est acquis dans le monde professionnel psychanalytique que le paiement doit "coûter" au patient. Pourtant l'expérience des psychothérapies en institution a montré que les patients peuvent tirer bénéfice de psychothérapies analytiques "gratuites". L'urgence chez les personnes présentant d'importantes défaillances de fonctionnement psychique est de pallier à celles-ci. La "frustration" et le "sacrifice" liés au paiement passent au second plan.

Du côté des patients, beaucoup de gens vont voir un psychanalyste pour être écoutés, accueillis, afin de trouver un lieu qui les laisse un peu en paix. Beaucoup attendent aussi que leur psychothérapie ne soit pas trop coûteuse. Certaines personnes éprouvent une réelle envie au changement mais le budget nécessaire à la psychothérapie peut mettre en danger leur fragile équilibre financier. Que leur répondre alors ?

Il leur arrive parfois de ne plus  pouvoir régler leur(s) séance(s) hebdomadaire(s) (le coût, naguère supportable, ne l'étant plus) et de ne pas réussir à "négocier" avec leur "psy" (et quand négociation il y a, elle entraîne bien souvent une interprétation comme si l'argent circulant lors d'une cure analytique était automatiquement converti en "réalité psychanalytique" , échappant du même coup à tout principe de réalité). Le paiement constitue-t-il une condition sine qua non ?

Je ne le pense évidemment pas. Si le paiement était un impératif qui permet de faire coupure pour empêcher la répétition indéfinie des liens archaïques cela signifierait alors que toutes les personnes qui consultent un psychiatre-psychanalyste ne peuvent obtenir aucun changement significatif. En effet, la feuille de soin remplie au titre d'une consultation neuropsychiatrique (CNPsy) devrait de fait constituer une "résistance à l'analyse", une impossibilité à la "frustration" et par conséquent un obstacle majeur à la poursuite de la psychothérapie (psychanalytique).



Il s'agit donc d'un savant dosage entre le paiement qui permet de moduler la dépendance psy/patient et le paiement qui n'étouffe pas le patient.

Car en dehors de toute considération dogmatique, la personne qui ne paie pas sa psychothérapie ou sa sexothérapie prend le risque de devenir "redevable" à son psy. Inutile de vous dire à quel point cela peut être néfaste. C'est pourquoi, il est nécessaire de parler "argent" avec son thérapeute. Vous lui devez un paiement mais sous ce vocable de "paiement" une certaine souplesse peut être aménagée : des séances à un prix moins élevé, une suspension de paiement quelques temps, etc... Le psychothérapeute doit prendre en compte cette "réalité extra-analytique" que constitue le paiement de la thérapie.

Cécilia Commo

 

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